L’évolution du vin biologique entre innovation, réglementation, marché et environnement
Mardi 16 mai – National Hall
Cristina Micheloni, AIAB Frioul-Vénétie Julienne
Depuis 2012, date de publication du règlement européen sur le vin biologique, le vin biologique a connu une période de croissance constante de la demande, tant sur les marchés européens qu’internationaux. Cela a entraîné l’augmentation de la superficie du vignoble biologique européen, avec la plus forte augmentation du bio parmi les différents types de culture, au point de dépasser les 400 000 ha de vignobles biologiques en Europe (dont environ 115 000 ha pour l’Espagne, l’Italie et la France). La demande reste et devient plus différenciée et, dans certains cas, plus sélective. Au cours de la même décennie, la réglementation européenne en la matière n’a pas connu de changements particuliers, que ce soit en termes de production agricole ou de traitement œnologique, mais le changement climatique et l’attention portée à l’impact environnemental de la viticulture ont incité les viticulteurs à mettre en œuvre diverses mesures novatrices. Si, dans le vignoble biologique, la question de la gestion des sols est de plus en plus prioritaire, dans la cave, la réduction de l’utilisation d’additifs et d’adjuvants a été rejointe par la question des économies d’eau et d’énergie, et la recherche de l’« authenticité », un terme qui a été interprété dans la pratique de manières très différentes, est devenue plus cohérente. Les années à venir laissent présager une nouvelle évolution du vin biologique, avec un pas en avant également en termes de réglementation.

